INRA : le salut de SUD-Re à l’AG 2011 de l’ADAS à Dinard

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Invité à l’AG nationale de l’ADAS (association pour le Développement des Activités Sociales), notre syndicat y a exprimé sa préoccupation face au désengagement de l’Etat employeur.

Notre syndicat salue l’AG 2011 de l’ADAS.

Merci d’abord de l’invitation à assister à vos travaux, nous sommes présents pour nous enrichir de vos échanges. C’est aussi l’occasion de souligner le souci de l’action sociale que nous considérons comme une expression de la solidarité entre salariés.

Dans un contexte gouvernemental qui décline à tous les niveaux sa RGPP (révision générale des politiques publiques), les moyens pour l’action sociale - à l’INRA comme ailleurs - sont insuffisants alors que les besoins sont de plus en plus importants.

Notre tandem investi dans la CNAP (Commission Nationale des Aides et Prêts) a l’occasion de mesurer les difficultés dans lesquelles se débattent trop de collègues, notamment femmes, confrontés à la précarité d’emploi, à la charge de famille monoparentale… alors que tous les dispositifs d’aides censés les appuyer sont également fragilisés.

Nos délégués à la CNAS (Commission Nationale d’Action Sociale) et au CTP (Comité Technique Paritaire) ont déjà adressé des alertes contre la tendance actuelle de la Direction de l’INRA de s’orienter vers une politique de saupoudrage des faibles moyens disponibles, alors qu’il faudrait, au contraire, disposer de dispositifs forts, permettant de compenser les inégalités sociales.
Nous l’avons clairement posé sur la question du logement par exemple, qui est de plus en plus difficile pour les nouvelles recrues, les précaires, voire les stagiaires étudiants dans les grandes agglomérations.

Concernant l’ADAS, vous connaissez déjà sans doute la préférence de SUD pour une structure du type CAES existant au CNRS et à l’INSERM… Mais ce n’est pas la raison de notre absence jusqu’à présent au Conseil d’Administration, sachant que plusieurs « sudistes » sont déjà investi/es dans l’ADAS, notamment dans les sections locales.
Il s’agit d’une option provisoire, contrainte par le travail nécessaire à la construction de notre propre outil syndical. Nous terminons notre premier mandat dans les instances nationales et nous serons sans doute candidats lors du prochain renouvellement. Certains d’entre vous seront sans doute surpris d’apprendre qu’au CNRS notre jeune syndicat a déjà assuré le poste de trésorier national et que cette année 2011, c’est un de nos élus qui devient rédacteur en chef de leur revue.

Nous pensons que, sur ce sujet comme ailleurs, le partage d’expériences est porteur d’avenir. Il pourrait se traduire par plus de collaboration sur les secteurs vacances, jeunesse, retraités, culture des différents EPST. Le CAES du CNRS bénéficie également d’une longue expérience sur toute la problématique handicap, souvent à la marge, voire oubliée.
Une meilleure collaboration permettrait aussi de partager des sites de vacances. Et sur ce thème, nous tenons à ce que l’INRA conserve tout le potentiel existant. Je fais ici référence à l’équipement de Pech Rouge pour lequel les salariés et les sections syndicales locales sont aussi inquiètes. Ceci, même si la destination du site peut être ajustée en fonction de l’évolution des besoins : pas question de lâcher sur le social !

Bonne continuation de vos travaux, avec la volonté de défendre ensemble une politique sociale qui permette aussi aux plus défavorisé/es d’entre nous de mieux vivre,
solidaires dans un monde de brutes !