STOP à la précarisation générale... ne payons pas leur crise !

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Cette rentrée est marquée par encore plus de précarité, dans l’emploi avec le protocole TRON et le "dégraissage préventif" en oeuvre dans les EPST, mais aussi gel des salaires et système de primes à la carte détruisant les collectifs de travail...
Nous ne paierons pas leur crise, la journée interprofessionnelle du 11 octobre peut être l’occasion d’une convergence des résistances engagées dans les secteurs professionnels.

CDD : un traitement indigne, signons la pétition unitaire !

Dans un précédent article nous indiquions « Dans les EPST, la « lutte contre la précarité » commence par une vague de licenciements ! » (http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article1223) en réaction à la consigne donnée par certaines directions d’EPST de ne pas renouveler les contrats de certains agents en Contrat à Durée Déterminée CDD) : une mesure scandaleuse visant à ce qu’ils ne rentrent pas dans le champ de titularisation (pourtant minuscule !) d’un projet de loi débattu cet automne... dans le prolongement du protocole « TRON » censé lutter contre la précarité !
Comme nous l’avions dénoncé, les populations concernées par ce protocole sont effectivement bien limitées, au vu des chiffres qui commencent à être avancés. A ce sujet l’étude d’impact du projet de loi réalisée par le ministère est édifiante :
http://www.solidaires.org/article37952.html.

Ce qui rend encore plus inadmissible le large « dégraissage préventif » à l’œuvre.

Si les directions ont leur part de responsabilité, elles profitent du cadre, néfaste pour les agents, d’un protocole que SOLIDAIRES avait refusé de signer au printemps :

● un dispositif de « déprécarisation » à coût nul, sans création d’emplois statutaires supplémentaires (et même de nouvelles suppressions dans de nombreux secteurs de la fonction publique). Ce qui veut dire titularisation ou CDI-sation sur les postes de titulaires qui se libèrent, au détriment des autres besoins de recrutement.

● une mise en oeuvre laissée à l’appréciation et au bon vouloir des employeurs, ne leur donnant aucun moyen supplémentaire.

● un (tout petit) « coup d’épée dans l’eau » puisque rien n’est fait pour remédier aux causes de l’explosion de la précarité (dans notre secteur, le développement de la recherche sur projet).

● une marginalisation du statut de titulaire qui prépare son extinction à terme (Jacob en rêvait, le gouvernement l’a fait … et hélas trop de syndicats l’ont cautionné par leur signature).

Incontrôlable techniquement, politiquement dangereux pour le statut de titulaire, ce dispositif est abjecte moralement : le pouvoir en place trompe ainsi la légitime attente de toute une génération de voir enfin se stabiliser ses conditions d’emploi !

Nous relayons l’appel unitaire à pétition lancé dans le secteur de l’Enseignement supérieur – Recherche : il dénonce les méthodes de nos directions et exige le maintien dans l’emploi des personnels précaires répondant à des besoins permanents, quel que soit le type de support budgétaire de leur emploi. Il demande un plan de création d’emplois de titulaires dès le budget 2012 pour résorber cette précarité et répondre aux besoins, ce qui passe par le relèvement des plafonds d’emplois Etat et l’abondement de la masse salariale à hauteur des besoins recensés.
http://www.precarite-esr.org/nonaudegraissage/

Ne payons pas leur crise : mobilisé/es le 11 octobre pour consolider les résistances !

Depuis sa mise en place nous appelons sans relâche à résister à la PESte (Prime d’Excellence Scientifique). Récemment, la publication d’un nouveau décret PIC (prime d’intéressement collectif), vient compléter celui déjà initié l’an dernier pour le secteur de la recherche que nous avions largement dénoncé (http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article856).

Au-delà de ces mesures individualisées iniques visant à mettre en compétition, soit les agents, soit les équipes entre elles, c’est, au contraire, la rigueur renforcée pour le plus grand nombre, les salaires sont gelés. Nous demandons un rattrapage uniforme de 300 euros mensuels à chacun-e, plus égalitaire qu’une mesure en pourcentage.

Pour répondre aux diktats des institutions financières et aux exigences patronales le gouvernement annonce une austérité encore renforcée pour les salarié/es. Le succès de la récente journée de grève dans l’Education nationale souligne le mécontentement ambiant. Les raisons de se mobiliser ne manquent donc pas. Pour autant, nous savons qu’une seule journée ne suffira pas à changer la donne…

Dans ce contexte, l’appel à mobilisation interprofessionnelle, le mardi 11 octobre prochain, doit servir d’appui au développement des résistances sectorielles et à la convergence des luttes contre l’austérité.

Solidaires a déposé un préavis de grève couvrant tous les secteurs pour cette journée.
SUD Recherche EPST a signé l’appel unitaire à se mobiliser dans l’enseignement supérieur recherche :
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article1295

Plus que jamais, soyons SOLIDAIRES
dans ce monde de brutes !
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article1306