INRA : "Assises de l’ESR" de 2004... à 2012 - Une recherche publique de plus en plus dégradée & toujours les mêmes revendications !

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Confrontée à une demande intenable, tant il y a décalage entre l’étendue des questions posées et le délai plus que contraint pour y répondre, ceci sans y ajouter les contraintes budgétaires annoncées, notre contribution va à l’essentiel :

la reprise des exigences déjà formulées lors des Assises de 2004 (ouverture citoyenne, budget, emplois)

le retrait des nouvelles structures imposées depuis (ANR, AERES ... et tous les dispositifs en EX)

EN GUISE D’INTRODUCTION

Il s’agit d’une consultation express qui, à peine lancée, est déjà en voie d’achèvement à l’échelon des centres INRA. Le Comité de pilotage mis en place par la Direction de l’INRA résume bien le cadre de cet exercice imposé :

« Une consultation large a eu lieu en 2004… Les thèmes étaient similaires : science et société, organisation et financement. Huit ans après les questions posées, restent pour beaucoup d’actualité.
Cependant, le paysage de la Recherche a beaucoup changé : création de l’ANR, l’AERES et des Pôles de compétitivité, intensification de la territorialisation … cette nouvelle consultation doit intégrer ces évolutions majeures. »

D’où, en cohérence, notre positionnement syndical :

► la reprise des exigences formulées à l’époque (budget, emplois, ouverture citoyenne)

► le retrait de ces nouvelles structures imposées (ANR, AERES … et tous les dispositifs en EX !)

Tout se dégrade, y compris le processus de consultation !

En 2004, la consultation des « Etats Généraux » (EG) à l’échelon des centres INRA s’était déroulée tout au long du printemps. Cette année, la copie sera rendue dès la fin septembre. D’où l’alerte (teintée d’humour) formulée par la délégation SUD-RE lors du CCHS-CT exceptionnel de rentrée, tenu sur les risques psychosociaux :

« Nous sommes confrontés à un harcèlement quasi-institutionnel pour participer au processus des assises ; un processus qui constitue une demande paradoxale, c’est-à-dire intenable, tant il y a décalage entre l’étendue des questions posées et le délai plus que contraint pour y répondre, ceci sans y ajouter les contraintes budgétaires annoncées. Une partie des agents a déjà usé de son droit de retrait vis-à-vis de cette injonction… ».

La grande majorité des agents, désabusée, n’y participe pas. Il s’agit aussi d’une occasion ratée pour un réel échange citoyen sur les enjeux actuels de la recherche publique. Quel gâchis !

Autre inquiétude, la place majeure donnée à la consultation régionale

Les grandes manœuvres des régions et de quelques lobbies, et la manière même dont est organisé le processus, avec des Assises « territoriales » sous contrôle du préfet, du recteur et du président de région, montrent bien que ce qui nous pend au nez c’est un grand pas en avant dans la régionalisation du système d’ESR entamée ces dernières années.

Cette orientation (avec la LRU, les PRES, Idex...) a déjà atomisé et dégradé les capacités publiques et nationales de recherche, au profit de groupes de pression, notamment économiques… sans pour autant améliorer le développement de la recherche privée !

Et, avant même la tenue des « Assises », la recherche publique lourdement condamnée ?

Les annonces gouvernementales, nous préparent un régime sec pour le budget 2013, le maintien des dispositifs qui dépouillent les EPST de leur mission, le recours toujours effréné aux contrats précaires.

Depuis 2004, nous dénonçons les mêmes dérives et formulons les mêmes propositions à travers nos contributions. Extraits (vive le recyclage !) dans les pages suivantes

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