ESR : communiqués de la coordination Précaires, appel à une convergence le 31 janvier, et toujours la pétition des 50000 !

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Dans le prolongement de l’article de décembre rendant compte des premières expressions de la coordination nationale des précaires de l’ESR, SUD-RE ouvrira chaque mois un nouvel article rendant compte de la mobilisation qui se développe dans les régions et nationalement.

Communiqués de la CNPESR, RV de mobilisation et en fil rouge, toujours la pétition des 50000 à faire signer... sans modération !

Rappel de l’article de Décembre (lien en cliquant)

La Coordination Nationale des Précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNPESR) représente les précaires de tout âge et de toute catégorie (doctorant(e)s, postdoctorant(e)s, enseignants chercheurs, ITA et BIATOSS) des EPST et des universités. Notre mouvement a débuté par différentes manifestations dans les grandes villes françaises afin de dénoncer l’explosion de la précarité dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) au cours de la dernière décennie et les dégraissages massifs de contractuels mis en place dans les EPST suite à l’interprétation de la Loi du 12 mars 2012

Lien avec la pétition des 50000 :
http://www.precarite-esr.org/spip.php?article13

Rendez-vous régionaux à partir de ce vendredi 18 janvier

- le 18 : AG Toulousaine, à l’INRA-Castanet, 12H30 Salle de Conférence

- le 21 : AG Ile de France, Paris 7 - Denis Diderot à 17H30, bat Halle aux Farines, amphi 2A

- lien avec le collectif aquitain des contractuels de la recherche
http://coacor.blogspot.fr/

Appel du 28 janvier pour une convergence de tous les personnels le jeudi 31 janvier

CONTRE LA PRÉCARISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET LA RECHERCHE

La Fonction publique et les services publics sont indispensables pour tous les citoyen.ne.s. Or, la situation s’est dégradée ces dernières années pour les personnels comme pour les usagers. Il est urgent et indispensable maintenant de changer de cap !

Dans l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) les précaires se mobilisent partout en France. Nous avons dénoncé la flambée de la précarité dans l’ESR au cours de la dernière décennie (50 000 agents en situation de précarité, recours massif aux CDD, vacations, travail au noir, libéralités, statut d’auto-entrepreneur... ), la diminution des dotations récurrentes, la diminution du nombre de postes ouverts au concours, la montée en puissance des financements extérieurs et les dégraissages massifs de contractuels mis en place dans les EPST suite à la Loi du 12 mars 2012, à un moment où le chômage atteint des records historiques avec 4,6 millions de demandeurs d’emploi enregistrés officiellement fin décembre.

Nous demandons depuis des mois le renouvellement des contrats d’agents non titulaires dont les financements sont assurés (abrogation des circulaires et chartes du CNRS et de l’INRA qui bloquent tous les contrats à trois ans et bloquent ainsi toutes les carrières) et l’application de la loi Sauvadet pour tous les agents de l’ESR éligibles à la titularisation et dont le nombre a été estimé à 10 000 par le MESR. Nous avons insisté sur le fait que le seul moyen de résorber durablement la précarité dans l’ESR est une création massive de postes pour toutes les catégories de personnel des universités et organismes de recherche.

La précarisation est de plus en plus massivement partagée, mis à part les emplois précaires, la diminution des postes dans l’ESR ainsi que l’autonomie financière des universités amène à une dégradation galopante des conditions d’étude et travail pour tous les personnels de l’ESR (suppression de postes administratifs, suppressions de TD et Unités d’enseignement, gel de postes de titulaires et manque de personnel pour assurer les heures d’enseignement à Paris 7, Le Havre, Paris 1, Univ. Jules Verne, Université de Saint Etienne...).
Malgré la reconnaissance de cette situation alarmante par les autorités (encore dernièrement dans le rapport remis au Premier Ministre par Mr Le Déaut le 14 janvier 2013) et malgré les annonces faites par Mr Le Déaut ou par la Ministre de l’ESR ou ses conseillers (titularisation des agents éligibles à la loi Sauvadet et volonté de résoudre durablement la précarité), le projet de loi sur l’ESR ne comporte absolument aucune mesure de résorption de la précarité. Le gouvernement est-il aveugle et inconséquent ?

Que reste-t-il aujourd’hui de nos revendications et de nos propositions dans les orientations prises par le gouvernement ? Que fait la Gauche, au pouvoir, des mouvements sociaux qui ont nourri la réflexion collective sur l’ESR ? Comment imagine-t-elle lutter contre les inégalités sociales et territoriales entre les étudiant(e)s en participant à la dégradation des universités et des laboratoires ? Les précaires doivent-ils payer le prix de « la crise » alors que l’ESR survit tant bien que mal depuis plusieurs années sur leur dos ?

L’absence totale d’intention de résoudre ce problème, qualifié de majeur par la plupart des acteurs de l’ESR, et le verrouillage de ce dossier depuis le début malgré des effets d’annonces encourageants sont donc clairs aujourd’hui.
Les collectifs de lutte contre la précarité de l’ESR décident de rejoindre la manifestation du 31 janvier de la fonction publique et appellent tous les personnels membres de l’ESR à y participer.

Venez nombreux avec un t-shirt rouge (symbole national des collectifs de lutte contre la précarité dans l’ESR), avec pancartes individuelles sur des cartons, casseroles pour faire du bruit, sifflets et tout element qui permette de faire passer notre message.

Collectif contre la précarité ESR Pouchet /CNRS, Collectif de mobilisation de Paris 7- Collectif Aquitain contractuels de la Recherche- Collectif contre la précarité EHESS- Collectif contre la précarité Paris 1-Collectif sortir de la précarité EHESS, Collectif des précaires de l’INED, Collectif de précaires de la recherche Toulouse, Collectif de précaires du CNRS de Gif-sur-Yvette, Collectif de précaires de l’INRA de Versailles

Communiqué de presse du 16 janvier de la Coordination Nationale des Précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNPESR) suite au rapport soumis par M. Le Déaut au Premier Ministre le 14 janvier 2013

Lundi 14 janvier, Jean-Yves Le Déaut, vice-président de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) a remis au Premier Ministre son rapport concernant les conclusions législatives et réglementaires faisant suite aux Assises Nationales de l’ESR. Ce rapport, en complément du rapport du comité de pilotage des Assises remis au Président de la République le 19 décembre 2012, servira de base au futur projet de loi sur l’ESR, qui devrait être présenté en Conseil des ministres par Madame Fioraso au cours des prochaines semaines
(http://www.gouvernement.fr/presse/remise-du-rapport-de-jean-yves-le-deaut-depute-de-meurtheet-moselle).

La CNPESR a été entendue par M. Le Déaut au cours d’un entretien à l’OPECST le 22 novembre 2012, a participé aux Assises Nationales de l’ESR les 26 et 27 novembre 2012, a contribué à l’audition publique organisée à l’OPECST le 4 décembre 2012 et s’est entretenue avec des conseillers du Ministère de l’ESR (MESR) ce même 4 décembre 2012.
Au cours de ces quatre événements, la CNPESR a fait un état des lieux de la situation alarmante de la précarité dans l’ESR, qui compte environ 50 000 agents précaires. Ce constat est partagé par M. Le Déaut, qui reconnaît dans son rapport que "plusieurs dizaines de milliers" de personnes, menant des activités diverses, sont dans une situation de précarité dans l’ESR.

En attendant la nouvelle loi, nous avions préconisé des mesures d’urgence : le renouvellement des contrats d’agents non titulaires dont les financements sont assurés, ce qui implique l’abrogation des circulaires et chartes du CNRS et de l’INRA bloquant tous les contrats à trois ans et bloquant ainsi toutes les carrières ; et l’application de la loi Sauvadet pour tous les agents de l’ESR éligibles à la titularisation et dont le nombre a été estimé à 10 000 par le MESR. Ces deux mesures font partie des propositions citées dans le rapport de M. Le Déaut. Malheureusement, la loi Sauvadet seule ne peut suffire à résorber la précarité dans l’ESR. Les 10 000 postes supplémentaires sur 4 ans, correspondant, d’après ce rapport, à la "totalité des besoins", ne suffiront pas, puisque, de fait, 40 000 personnes resteront sans solution.

Nous avions insisté sur le fait que le seul moyen de résorber durablement la précarité dans l’ESR est la mise en place d’un plan pluriannuel de création de 5000 postes par an pendant 5 ans pour toutes les catégories de personnel des universités et organismes de recherche. Mais le rapport n’en dit absolument rien et nous manifestons notre grande déception face à cette absence pour deux raisons.

D’abord, le besoin d’une création massive de postes, pour toutes les catégories de personnel, est crucial dans les universités comme dans les EPST. La majorité des acteurs de l’ESR l’a d’ailleurs souligné maintes fois au cours des différentes consultations organisées en vue de l’élaboration de la prochaine loi d’orientation de l’ESR. Il est fort regrettable de constater qu’un besoin unanimement reconnu et plusieurs fois porté à la connaissance de M. Le Déaut ne ressorte pas dans le rapport publié. Pourquoi cette exclusion ?
Il nous semble ensuite essentiel de rappeler que, si la sécurité de l’emploi est évidemment importante pour les personnels précaires, la stabilité de l’emploi et les protections de l’emploi titulaire sont aussi des conditions nécessaires pour assurer une recherche et un enseignement de qualité. Une création conséquente de postes dans l’ESR serait un moyen pour le gouvernement de réaffirmer son soutien à la recherche et à l’enseignement supérieur ainsi que sa préoccupation pour l’emploi.

Face à cette déception et conscients que la précarité ne sera pas résolue de façon durable avec les recommandations choisies selon les critères de M. Le Déaut, la CNPESR, avec le soutien d’une grande partie des acteurs de l’ESR (Syndicats, organisations professionnelles...) n’a d’autre solution que d’amplifier la mobilisation jusqu’à obtenir un engagement clair de la part du gouvernement à lutter de façon durable contre la précarité dans l’ESR.

coordination nationale des précaires de l’ESR (CNPESR)
communiqué du 16 janvier, en version pour affichage joint

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