INRA - Mars 2013 : nous ne votons toujours pas le ConTorsium !

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Dans ce message adressé à tous les agents, les raisons de l’absence de SUD-RE à ce second scrutin concernant le Conseil d’Administration d’Agreenium (regroupement de l’INRA, CIRAD, d’écoles d’Agronomie et Vétérinaires).

Depuis 2010, rien n’a changé dans la politique menée... nous ne voulons cautionner d’aucune manière la mise en miettes de la recherche publique. Nous continuons de refuser ce type d’élection qui découpe aussi le personnel en tranches !

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Comme lors du premier scrutin mettant en place « Agreenium » en 2010, SUD ne participe pas au scrutin pour le Conseil d’Administration de cette instance.

Rappel du contexte de l’époque : extrait de notre texte NE VOTONS PAS LE CONTORSIUM

« Ce conTorsium agronomique a été imaginé par la Direction de l’INRA, s’illusionnant de contourner la politique visant à réduire les EPST en simples agences de moyens. Les réorganisations internes aggravent ce processus destructurant ! L’heure est à la ré-organisation permanente interne, pour être… encore plus visible, plus productif, plus réactif ? Les résultats sont catastrophiques : le « big » n’est pas forcément « beautiful », au final c’est la perte de repères, la mise sous pression des collectifs et des individus. »

« Le dispositif électoral du Conseil d’Administration consacre la division catégorielle, avec des collèges séparés entre Chercheurs d’une part, Ingénieurs, Techniciens et Administratifs de l’autre, les doctorant-es ayant même un scrutin totalement séparé. La représentation collective des personnels, traditionnelle à l’INRA, constituait pourtant la première reconnaissance du travail d’équipe, socle des activités de recherche. Ce découpage en collèges, loin d’assurer la diversité des sensibilités, concentre de plus la majorité des sièges sur une seule orientation »

Rien n’a changé, ni à l’INRA, ni dans la politique du nouveau gouvernement !

Nos craintes se sont hélas concrétisées : la recherche publique s’affaiblit d’année en année. Ceci alors même que les scandales et controverses illustrent notamment la nécessité d’une expertise indépendante… Après de pseudo-Assises fin 2012, le projet de loi « Fioraso », instruit au pas de charge, accentue l’approche rentable sur contrats, la précarité de l’emploi, le chacun/e pour soi et la pression au travail
Sous le vocable d’Agreenium, encore inconnu aujourd’hui de nombre d’agents, la visibilité « à l’international » qu’on nous promettait, n’est même pas démontrée à l’échelon… du pays, perdu dans le mille-feuille institutionnel. La direction de l’INRA en aura profité pour rabattre la voilure de son activité internationale propre…

Nous ne voulons cautionner d’aucune manière la mise en miettes de la recherche publique.
Nous continuons de refuser ce type d’élection qui divise aussi le personnel… en tranches !

Notre priorité, concernant la gouvernance de la recherche publique : l’ouverture de la composition des Conseils d’Administration des EPST pour qu’ils ne soient plus de simples chambres d’enregistrement. Un impératif : ils doivent conserver la totalité de leurs missions, et prérogatives qui sont aujourd’hui détournées de toutes parts … y compris par « Agreenium » s’agissant de l’INRA !

Parallèlement, nous participons à un large collectif (avec la CGT-INRA) appelant à boycotter les élections en cours pour l’opération Paris-SACLAY. Au-delà de leur coût pour la collectivité, ces dispositifs participent à la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la recherche publique.

Vous aurez l’occasion d’ici juin de soutenir la démarche de SUD lors du prochain scrutin (sans découpage en collèges cette fois) pour la représentation de tous les personnels de l’INRA au Conseil d’Administration de l’Institut.