INRA : message aux agents contractuels - 1500 inscrit/es aux élections professionnelles - Emploi dans les EPST : Le gouverneMENT ! Titularisation de tous les sans statut... VITE !

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Dans ce message adressé à tous les agents contractuels travaillant à l’INRA, Nous faisons le point sur les priorités de SUD-SOLIDAIRES à l’occasion du renouvellement des instances CT et CCP les concernant.

Nous revenons surtout sur la question de l’emploi statutaire, et des moyens existants pour financer les postes nécessaires à tous les niveaux de qualification.

Le GouverneMENT ! Titularisation de tous les sans statut... VITE !!!

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1500 agents « contractuels » appelés à voter dans les scrutins CCP et CT

Vous faites partie de la population en CDD à l’INRA, dans des situations diversifiées d’emploi. Si votre employeur direct est l’INRA, vous faites partie des électeurs/trices concerné/es par les élections professionnelles (1500 agents recensés, 1/3 dans le collège « chercheurs » incluant les doctorant/es).
Si votre financeur est extérieur à l’INRA, vous n’avez pas réceptionné de matériel électoral.

Chacun/e trouvera en lien les expressions de notre syndicat diffusées à cette occasion. Nous savons que pour la grande majorité d’entre vous ces instances (Commission Consultative Paritaire et Comité Technique) apparaissent éloignées de vos préoccupations.

Les sujets traités dans les instances vous concernent pourtant directement. Vos conditions actuelles d’emploi et les embauches futures y sont évoquées. Nos délégué/es ont eu comme priorité de porter vos demandes d’amélioration de l’accueil à l’INRA (de la gestion des contrats à l’accès au supplément familial en passant par l’application de la charte d’accueil pour les doctorant/es).

La question de l’emploi statutaire est prioritaire. Le gouvernement fait croire qu’au vu du contexte actuel, le maximum est déjà fait pour l’emploi dans la recherche… ce n’est pas vrai. Ce qui motive notre argumentaire ci-dessous, extrait d’une contribution disponible en lien : « Pour un service public de recherche en état de marche, respectueux de ses agents et au service des citoyens ! »

ENSEMBLE, préparons une mobilisation collective afin de changer la donne…

Le maintien de l’emploi dans les EPST est une fiction, chiffres à l’appui !

Contrairement à ce que Mme Fioraso voudrait nous faire croire (entretien à AEF du 24 septembre 2014) l’emploi public n’est ni constant, ni « en légère hausse » dans les EPST, il diminue ! Une analyse des chiffres annexés aux Lois de finances (ceux-là même qui sont transmis au Parlement) montre qu’entre 2008 et 2013, si le plafond d’emplois n’a diminué « que » de 578 postes, le nombre d’emplois sous plafond réellement occupés a chuté de 3700. L’envolée des CDD financés sur « ressources propres » (ANR, conventions…) n’a même pas permis de compenser la chute des recrutements sur les emplois de titulaires (perte de 1800 emplois au total) !

L’écart se creuse entre le nombre d’emplois que les organismes sont autorisés à recruter (le « plafond d’emploi ») et le nombre de ces emplois réellement pourvus. À cause de l’insuffisance de la dotation de l’État, un nombre croissant de ces emplois « sous plafond » (essentiellement des emplois de titulaires) sont laissés vacants (« gelés ») : comme les universités, les organismes de recherche n’ont plus les moyens à la fois de « fonctionner », de faire les avancements, et de recruter… Au final c’est l’emploi qui trinque ! Cette situation s’aggrave d’année en année : en 2013, 4741 emplois sont restés vacants dans les EPST, soit près de 10% des emplois sous plafond autorisés. Depuis 2011, on est sur un rythme de disparition d’un millier d’emplois supplémentaires chaque année dans les EPST ! Qu’est-ce que ce serait si l’emploi n’était pas « maintenu » !

Les effets néfastes des contre-réformes des retraites et des politiques « d’excellence »

Devoir partir à la retraite de plus en plus tard a non-seulement un impact sur les agents eux-mêmes qui partent dans des conditions de santé et matérielles plus dégradées, les privant de profiter pleinement de leur retraite, mais aussi sur l’emploi. En effet :
1) l’augmentation du GVT (Glissement Vieillesse Technicité) aggrave la situation
Ce GVT est lié à l’augmentation du « coût » des emplois au fur et à mesure de la carrière des agents. Il est quasi-nul lorsqu’un agent partant à la retraite est remplacé par un nouveau recruté débutant en bas de grille. Avec les contre-réformes des retraites - les seniors tardant à partir - le GVT devient positif, avec un déficit à la clé. En l’absence de compensation du GVT par l’Etat, c’est l’emploi qui est sacrifié.
2) le choix de distribuer des « bonus » à certains personnels (en général déjà les mieux rémunérés), sous forme de primes ou compléments de rémunérations « sur mesure » pèse également sur la masse salariale : les ISFIC, la relance de la PES rebaptisée PEDR, etc…

L’Etat « patron-voyou » pour ses agents, mais l’Etat « providence » pour les entreprises !

Au final, ce sont des milliers de jeunes qui restent sur le carreau, et la précarité qui ne semble plus une anomalie pour le gouvernement, comme si la loi Sauvadet avait résolu le problème. Les évolutions structurelles de l’ESR au travers des diverses contre-réformes des gouvernements successifs (Pacte pour la recherche, Loi LRU, Loi Fioraso) ont entrainé le recours massif à l’emploi contractuel, la plupart du temps pour des fonctions qui sont identiques à celles des titulaires et légalement devraient être occupées par des fonctionnaires titulaires. Le dernier bilan social du ministère fait état de près de 90 000 contractuels et vacataires. Quel avenir pour eux ? Pourtant les moyens financiers et légaux pour les titulariser existent.

Il y a aujourd’hui 4741 postes à pourvoir dans les EPST !
L’État doit financer l’intégralité des emplois votés au parlement, y compris le GVT

À travail égal, statut égal :

Titularisation de tous les sans-statuts… Vite !

Qu’on ne nous dise pas que ça « coûte trop cher » :

Ça coûte beaucoup moins cher aux contribuables
que la niche fiscale du Crédit Impôt Recherche
et les emplois fictifs du MEDEF à 100 000 € pièce !

Et l’argent qui finance les CDD
est déjà de l’argent public à 90 %

Votez SUD-Recherche EPST / Solidaires avant le 4 décembre !