CNRS : Comité Technique du 8 janvier 2015

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Le CT de rentrée après les élections professionnelles de décembre 2014.

Un point principal à l’ordre du jour :

Information sur le projet de contrat d’objectif CNRS/État 2014-2018

Composition du nouveau CT :
3 SNTRS-CGT, 2 SNCS-FSU, 2 SGEN-CFDT, 1 SNPTES, 1 SNIRS-CGC et 1 SudRE-Solidaires

Intervention de SudRE sur le projet de Contrat d’Objectif du CNRS :

Ce document n’est rien d’autre qu’une application zélée de la loi et on y retrouve toutes les dérives que nous dénonçons depuis plusieurs années : Marchandisation et régionalisation de la recherche, compétition à outrance, individualisation.
Le document prend acte du choix du gouvernement de ne pas donner les moyens d’une recherche publique forte ouverte et au bénéfice de tous.
- Il n’y a rien sur la nécessité d’un véritable plan de résorption de la précarité, alors que les besoins sont pressants et que les moyens existent.
- Rien sur la nécessité du maintien du statut de titulaire, pourtant indispensable à l’accomplissement de la mission de service publique de recherche.
- Rien sur la carrière des agents
- Rien sur la nécessité de financement récurrent des laboratoires et des services. Au contraire, ce contrat d’objectif insiste lourdement sur le renforcement des ressources propres et le développement du financement sur projet… malgré tout ce qu’il comporte en termes d’accroissement de la précarité et de perte de la capacité de pilotage des organismes. On espère qu’on n’en arrivera pas à une situation aussi dramatique qu’en Angleterre où un Professeur c’est suicidé à l’automne, car il s’est fait viré pour n’avoir pas rapporté assez de contrat de financement pour sa recherche.
Au final, on confine bien ici l’organisme à un rôle d’agence de moyen.

La présentation de l’objectif 4 « Valoriser et diffuser les résultats de la recherche » verse carrément dans la caricature quand 6 pages sont réservées à la valorisation au bénéfice du privé, 1 page ½ à l’ouverture de la diffusion de l’information (IST) et moins d’une page sur « renouveler les relations sciences et citoyens ». On voit tout de suite quelles sont les priorités du CNRS : Se mettre au service des entreprises, « assurer leur compétitivité » - ce sont les mots mêmes du document – sans se soucier si cette « compétitivité » ne sert pas qu’à assurer des dividendes aux actionnaires, au détriment de l’emploi et de l’investissement ; et/ou sans s’inquiéter du fait que ces entreprises puissent détourner l’argent public en faisant de « l’optimisation fiscale ».

Comme nous nous y attendions, ce contrat d’objectif ne répond en rien aux attentes qui se sont exprimées dans notre milieu, entre autres en fin d’année 2014. Au contraire, il entérine et prolonge des évolutions que Sud Recherche EPST a toujours considérées comme dangereuses pour l’avenir du service public de recherche et d’enseignement supérieur, et ce ne sont pas quelques aménagements de formes à la marge qui le rendront acceptable à nos yeux.

Ci-dessous le compte-rendu complet de la réunion. Il y est aussi question de droits syndicaux et de la non prise en charge par le CNRS des déplacements des suppléants pour les différentes commissions.