CNRS : Comité Technique du 10 Mars 2015 Compte Rendu partiel

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Suite au boycott par les OS le 25 février cf article , le CT a été convoqué le 10 mars avec le même ordre du jour. Pour faire clair, cet article ne traitera que du point 2 : Contrat d’objectif (CO). Pour la circulaire contractuels et la charte CDD un article spécifique sera disponible.
Ceci ne sera qu’un compte rendu résumé de ce qui s’est déroulé. Les notes brutes de décoffrage seront jointes à l’article. (pour les afficionados)

Les documents dont il est question dans le CR se trouvent ici.

Toutes les OS sont présentes. Coté direction on trouve principalement Ms Fuchs PDG, Coudroy DGDR fraichement nommé, et Mme Longin la DRH par intérim.

Résumé des épisodes précédents : Une version du CO est envoyée en décembre 2014 pour discussion en CT et amendements et doit être soumise au vote le 25 février. Lors d’un échange préparatoire en amont du CT du 25 février toutes les OS annoncent vouloir voter contre le CO, sauf le SNIRS-CGC qui refuse de se prononcer a priori. Mais pour que ce vote contre soit percutant et que le texte soit reproposé il faut l’unanimité des votes. Seule alternative pour marquer notre opposition trouver des OS - représentant plus de la moitié des sièges - prêtes à boycotter la réunion. Ce fut le cas.
Et donc boycott du CT le 25 février. Cf ici . RV le 10 Mars.

Une première série d’amendements (71) est envoyée par le SNIRS CGC en février.
Cette première salve a fait l’objet d’une réécriture du CO par le Ministère et la direction du CNRS débouchant sur le document daté du 26 février.
Puis le SNCS envoie un texte modifié avec de nombreuses corrections.
La deuxième salve fait de nouveau l’objet d’une réécriture de la version du CO du 26 février par le Ministère. C’est la version du 9 mars.
Les OS n’ont reçu ces documents (version du 26 février et version du 9 mars) que le matin du 10 mars, jour du CT.
Selon la méthode proposée par l’administration, nous devons nous prononcer d’abord sur la version du 26 février vue comme un seul amendement à la version du 4 décembre, puis sur les amendements SNIRS non retenus et que celui-ci souhaite maintenir.
Ensuite même procédure à partir du CO du 9 mars vu comme un seul amendement de la version du 26 février et passage en revue des modifications proposées par le SNCS et non retenues.
Enfin les quelques amendements des autres OS non retenus de toutes façons.
Et à la fin le vote final sur le CO à partir de la version du 9 mars.
Nous aurions pu aussi passer du temps à rédiger des amendements pour corriger le texte sur le fond sans aucun espoir que ces amendements soient retenus par le ministère et la direction du CNRS. De fait, pour ce qui concerne les amendements proposés par le SNIRS, n’ont été retenus que ceux de pure forme (majuscules, coquilles, un mot pour un autre etc). Quasi rien sur le fond. A tel point que le SNIRS s’est abstenu sur les amendements de la version du 26 février théoriquement issue de ses propositions !
Même chose pour les propositions du SNCS reprises à la marge dans la version du CO du 9 mars. Mais le SNCS a quand même voté pour ses amendements. Pas nous.
Pour ce qui concerne les amendements non retenus, certains étaient pertinents et en phase avec ce que nous reprochions à ce texte. Nous avons voté pour. Le détail des votes se trouve dans le fichier joint.
Le SNTRS de son coté a proposé de supprimer tous les indicateurs. La direction a failli en tomber de sa chaise. Ça a presque fait l’unanimité des OS. On vous laisse imaginer ce qu’en fera le Ministère...
Certains points ont fait l’objet de débats comme la proposition de la direction que le CNRS soit une centrale d’achat utilisable par ses partenaires. En y regardant de près et avec les explications cela ne semble pas si grave sauf que ça démontre que le CNRS cherche à se rendre indéboulonnable dans le paysage de la recherche par d’autres moyens que les aspects scientifiques. Le PDG le dira lui même off record en ses termes (ou presque). C’est tout de même un aveu de faiblesse. Mais un des points qui coince le plus c’est celui qui entérine la baisse des ressources tant humaines que financières. C’est écrit dans le texte. Il faudra faire avec l’austérité. Au moins c’est clair ! La direction du CNRS a choisi de se placer dans un contexte de paupérisation de la recherche publique avec ce qui en découle : baisse des effectifs de personnels permanents, baisse des soutien de base des labos.
Par ailleurs ce CO fait la part belle à l’innovation et à la valorisation et ne s’intéresse que très peu à la recherche fondamentale et aux personnels.

Avant le passage au vote chaque OS a expliqué les raisons de son choix. Le PDG était tout contrarié que l’ensemble des OS aient voté contre le CO. Du coup il nous a mordu un peu.
Tant pis. On a dit ce qu’on avait à dire.
La déclaration SUD est disponible ici.