Ingérence inadmissible dans les élections de Paris 6

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Le syndicat national SUD Recherche EPST s’indigne de l’ingérence du gouvernement dans les élections à l’université Paris 6.

Le Président du CNRS, Alain Fuchs, a assuré le président sortant de
l’Université Paris 6 "du soutien du CNRS" aux listes "Réunis" que ce dernier
présente aux différents conseils, et appelé sa ré-élection de ses vœux.

Ce message de soutien a été diffusé immédiatement à tous les agents du CNRS
par la déléguée régionale du CNRS, Madame Christine d’Argouges.

L’absence de réaction du gouvernement à cette intervention d’un
"fonctionnaire d’autorité" - seuls fonctionnaires pour lesquels peut
s’appliquer une injonction de réserve - qui vise clairement à influencer les
votes des agents placés sous son autorité, montre bien le mépris de ce
pouvoir pour les procédures démocratiques, pourtant déjà bien mises à mal
par les lois successives sur l’enseignement supérieur.

Il est tout autant inadmissible qu’une déléguée régionale du CNRS accepte de
répercuter sur les agents placés sous son autorité une telle pression, aussi
inopportune que scandaleuse.

Le syndicat national SUD Recherche EPST appelle les électeurs de
l’université Paris 6 à traiter par le mépris qu’elle mérite cette tentative
de pression.