Bulletin Ecologie N°6 de Solidaires, septembre 2017

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Notre syndicat prend l’initiative de relayer le bulletin de la commission nationale "Ecologie" de Solidaires. Nous en sommes au N°6 de cette nouvelle publication syndicale.

Ce sujet - au coeur de nos préoccupations syndicales, devient un enjeu central pour la recherche publique... A lire et diffuser sans modération !

le lien pour accéder à ce bulletin hébergé sur le site de SOLIDAIRE : cliquerICI

son contenu
- PAGE 2-3
DÉCRYPTAGE
1/ Un plan climat inféodé aux marchés financiers

- PAGE 4-6
CLIMAT SOCIAL
1/ Parafoudre radioactif
2/ Le bio dans les cantines, gadget ou politique sociale et environnementale d’avenir ?

- PAGE 7-9
DÉBAT
Linky

- PAGE 10
REGLEMENTATION
Perturbateurs endocriniens Glyphosate

- PAGE 11-12
BRÈVES/CULTURE

et ci-dessous l’EDITO

Les premiers chantiers lancés après la mise en place de la présidence Macron s’inscrivent clairement dans la
continuité des politiques de cadeau au patronat avec son lot de régressions sociales et d’accentuation des inégalités. Sous couvert de la transformation, en lieu et place de la réforme qui ne semble plus être le mot à la mode, Macron veut « libérer le travail » non pas pour résorber le chômage mais pour affranchir le travail des contraintes sociales qui entravent les profits des entreprises et des actionnaires. C’est la même politique menée depuis des décennies. Elle n’a pas pour objectif de résoudre la précarité, les inégalités et le chômage mais au contraire de passer un palier supplémentaire dans l’accaparement des profits par le capitalisme financier.

Au-delà de la violence sociale qu’elle engendre, cette orientation va à l’encontre des annonces du plan climat présenté par Nicolas Hulot ministre « caution » de l’écologie et qui, de fait, manque pour le moins de crédibilité. Rien ne changera tant que la volonté politique pour s’attaquer à la racine du mal ne sera pas là. Il est nécessaire de marteler que le système productiviste et financier est incompatible avec les limites de la planète. Et ce n’est pas en verdissant l’économie
de marché qu’on répondra à l’urgence climatique.

La multiplication des catastrophes climatiques n’entame pas l’aveuglement des 1% privilégiés. Celles-ci montrent pourtant que nous sommes bien à la croisée des chemins. A l’inverse de la transformation « jupitérienne », nous devons opter
pour une bifurcation radicale : soit le « jusqu’au-boutisme » du système capitaliste qui va accélérer les bouleversements planétaires et remettre en question l’existence du vivant et donc de l’humanité ; soit la mise en route concrète de la phase de transition vers la société que nous souhaitons, solidaire, féministe et qui préserve une planète vivable.

En cette rentrée, les échéances sociales et écologiques ne vont pas manquer pour se mobiliser et agir pour une rupture radicale : loi travail XXL, assurance chômage, retraite, loi de finance, la fête des possibles le 23 septembre, le sommet pour les droit humains, CoP 23, sommet climat…