INRAE : Betterave et néonicotinoïdes - un cas d’école pour la recherche publique, contribution SUD

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Un vote à l’Assemblée Nationale intervenu ce 6 octobre permet une dérogation à la loi interdisant les néonicotinoïdes, « le temps de trouver et de diffuser des solutions alternatives auprès des agriculteurs » pour la culture des betteraves atteintes par la jaunisse. Ce retour arrière signe la régression à la fois du droit de l’environnement et de la santé publique.
Le conflit sur la ré-autorisation des néonicotinoïdes conduit notre syndicat à interroger le rôle et les missions du service public de recherche en agriculture, environnement et alimentation : Quel a été le rôle de l’INRAE dans la séquence ? Pourquoi l’INRAE n’a-t-il pas mis en œuvre plus tôt des recherches de solutions agronomiques de remplacement des néonicotinoïdes, alors que leur interdiction, évoquée depuis 10 ans, est effective depuis 2018 ?
Au moment où le projet de loi de programmation de la recherche (LPR) est très contesté, la construction du schéma stratégique INRAE 2030 doit aborder de front la capacité de l’Institut à anticiper les recherches pour répondre aux questions qui traversent, inquiètent et parfois passionnent la société française.
Il en va de la perception par les citoyen-nes contribuables de l’utilité sociale de la recherche publique, donc de l’avenir de l’INRAE.
C’est l’objectif visé par cette contribution de la branche INRAE de SUD-Recherche EPST

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