Soutien de Sud Recherche EPST aux collectifs contre la création d’une force de police au sein des universités en Grèce

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Suite à un projet de loi de l’Etat grec sur l’institution d’une « brigade de protection », une véritable police des universités, la liberté d’expression, d’enseignement et de recherche dans les universités de ce pays de l’UE est en danger. Ci dessous, la pétition rédigée par le collectif des enseignants – chercheurs qui se mobilise contre cette loi. L’heure est à la solidarité
voici le texte à signer et à partager largement

https://www.facebook.com/OxiAstynomiaStaPanepistimia/photos/?ref=page_internal
Email:NoUniPolice AT gmail.com

 

Texte du collectif des enseignants – chercheurs contre la création d’une force de police au sein des Universités en Grèce  17 janvier 2021 

Nous traversons actuellement en Grèce une période particulièrement critique à cause de la pandémie, la crise du système de santé publique et aussi des répercussions des mesures de confinement dans les domaines de l’économie, la culture et l’éducation. Au milieu de ces conditions, le monde universitaire a été stupéfait d’apprendre, via des divulgations journalistiques et des déclarations ambiguës des ministres, la décision du gouvernement d’instituer une « brigade de protection » dans les Universités. 

Ce nouveau corps ne sera pas rattaché au rectorat, comme cela correspond au caractère autonome des universités, mais directement à la Police Nationale. 

Le gouvernement a déjà déposé un projet de loi sur la création de ce corps, sans pour autant consulter au préalable les Universités. Il veut par ailleurs procéder au recrutement immédiat d’un millier de policiers afin de constituer ce corps de police dans les Universités. Des objections ont été avancées, aussi bien de la part de la Conférence des Présidents d’Université de Grèce, que par la Fédération des Associations des Enseignants - Chercheurs (POSDEP). Cependant, ces objections ne sont prises en compte même pas typiquement. 

Nous déclarons que nous ne consentirons pas à la création, ni au fonctionnement de quelconque corps de garde ou de sécurité qui sera hors du contrôle de la Communauté Universitaire. Nous considérons que la décision de financer ce corps par le budget des Universités grecques est une provocation à un moment où les ressources pour l’éducation, la recherche et les infrastructures sont déjà minimes. Le recrutement de 1000 policiers pour les Universités, au moment où ces dernières souffrent d’une diminution des ressources et des effectifs pendant plus qu’une décennie, rend cette provocation encore plus flagrante. 

Dans une période de pandémie où les Universités, espace unique de l’éducation et de la recherche, éprouvent des grandes difficultés dans leur fonctionnement, il est inconcevable que la police universitaire constitue un sujet auquel ils accordent une priorité absolue. 

Nous appelons les autorités universitaires, les associations des enseignements et des chercheurs, le personnel administratif et les étudiants à dénoncer le projet gouvernemental qui vise à créer encore un « corps de sécurité », et de faire le nécessaire pour l’empêcher.

Message de soutien de Sud Recherche EPST envoyé au collectif

Des liens sur le sujet :

https://www.humanite.fr/en-grece-des-flics-pour-mettre-les-facs-au-pas-699045?fbclid=IwAR1ohuptz6ovgycSlEyWVZOgzaWkmiynIBgnqCLke_W10fE2hVWlZKm9-aA

https://blogs.mediapart.fr/christophe-andriano/blog/200121/collectif-des-enseignants-chercheurs-non-la-police-dans-les-universites?fbclid=IwAR0x_MsqDHGoJweIoqSFPtHNTojtBQKvkLPywPlq7ZvcAE42imJ7SWmsEIs

Listes des signataires internationaux, actualisée le lundi

https://drive.google.com/file/d/1FkecL5eagJTrPcfhPJ8zO4uUxmgNWAls/view?fbclid=IwAR3_fwnMtZbtS8sAlibZZO2PQGQH2ELSly6eRrnpxSi3JDNh7G_oVUSpbIU

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