Détruire la recherche en « refondant » son rôle
Après avoir …
- Précarisé les métiers de la recherche et coupé les budgets,
- Détruit les collectifs de recherche à coup de compétion et de primes,
- Fait de la violence de « l’excellence » une « valeur » académique,
- Transformer la recherche en une activité productiviste managée par des indicateurs de performance,
- Poussé les personnels de recherche à devenir des auto-entrepreneurs startuppers,
- Attaqué les recherches en sciences sociales pour les jeter en pâture à l’extrême-droite,
- Proposé de transformer les organismes de recherche en agences de moyens,
mais que pouvaient-ils encore inventer ??
Un rapport parlementaire propose une nouvelle « bonne » idée pour détruire la recherche !
Et quoi de mieux que l’Ined pour tester si « ça peut passer » ?
Le 11 février 2026, le rapport parlementaire sur « les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France » est sorti en écho à l’enjeu stratégique du « réarmement démographique » annoncé par le président Macron. Ce rapport s’inscrit dans un contexte aux relents pétainistes nauséabonds où la droite (dite non-extrême) en arrive à proclamer que ses valeurs sont celles du pétainisme « Travail, Famille, Patrie », en y rajoutant la touche start-up nation avec le « Mérite ».
Dans ce rapport, au milieu de mesures telles que la création d’un ministère de la Famille rattaché directement au Premier ministre (« Maréchal, nous voilà ! »), il est proposé de « refonder le rôle de l’Ined » pour en faire « une instance d’orientation stratégique sur la natalité et la réalisation du désir d’enfant » sur le même modèle que le Conseil d’orientation des retraites (COR).
Cette proposition a des allures trumpistes par sa dangerosité… et son aspect irrationnel !
Il existe déjà une institution au rôle comparable au COR : le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA). Pourquoi alors s’attaquer à l’Ined, qui est un organisme de recherche et pas un institut d’expertise pour la mise en place des politiques publiques ?
L’occasion était trop belle de s’en prendre à la recherche et à la liberté académique.
Que l’on ne s’y trompe pas : si ce démantèlement en règle de la recherche passe pour le plus petit des organismes de recherche, d’autres suivront derrière ! En dehors de la recherche, le dépeçage en cours de Santé publique France en offre un avant-goût.
Dans un contexte aux relents pétainistes nauséabonds,
défendons une recherche indépendante !
Information syndicale distribuée le 26 février 2026 au personnel de l’Ined


