« NGT - nouveaux OGM » : 25 ans après le moratoire sur les OGM, pourquoi abandonner la souveraineté européenne dans le domaine végétal en basculant dans le régime industriel des brevets ?
Dans cette contribution la branche INRAE de notre syndicat SUD Recherche développe le séisme que représenterait pour la filière semences française le passage au régime des brevets associé à l’autorisation par les instances de l’UE des NGT, les « nouveaux OGM ». Après l’économie de la promesse il y a 25 ans, désormais c’est l’économie du mensonge qui dicte des choix politiques catastrophiques, sous la pression du lobby agro-industriel européen.
Mais derrière l’unanimisme de façade, la filière semencière diverge : A la rencontre du 4 février à Paris de l’AGPB (branche céréales à paille de la FNSEA) et de SEMAE (interprofession des semences et plants), les dirigeants d’entreprises de sélection (blé, pois...) ont, pour la première fois, dit publiquement qu’ils risquaient de disparaître avec les brevets.
Avant le vote définitif du Parlement européen prévu le 21 avril, cet élément nouveau peut peser, la filière semence française étant n° 1 mondiale … sans OGM ! Nous demandons un débat avec implication forte de l’INRAE, avant qu’il ne soit trop tard pour l’ensemble des diverses parties prenantes du végétal.
en lien le communiqué d’alerte de notre syndicat SUD-Recherche sur ce sujet