La défense des missions de service public ... ... est également un élément de défense du personnel

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Bien sûr, SUD-Recherche-EPST est attaché à la défense du service public en tant que choix de société, menant des actions pour tous indépendament de la contribution de chacun, et non pas un service "d’intérêt général" qui serait limité aux secteurs "non rentables" et transférant les activités potentiellement rémunératrices au secteur mercantile.

La recherche publique se doit de faire progresser les connaissances pour une meilleure compréhension de l’homme et de son environnement (au sens le plus large possible), et de diffuser le plus largement possible les résultat de ses travaux, ne serait-ce que pour apporter à chacun un peu plus de liberté dans ses choix, au lieu de se laisser guider par les "Faiseurs de Vérité" de tous poils.

Contrairement à une idée reçue, cette démarche ne relève pas uniquement de la "Recherche Fondamentale". Qui, d’ailleurs, peut fixer une limite claire entre recherche fondamentale et recherche appliquée ?
Développer de nouveaux outils pour comprendre et maitriser les interactions entre l’homme et son environnement (de la production d’énergie à l’utilisation des ressources en eau), améliorer le quotidien et assurer l’avenir (par exemple en luttant contre les bouchons en centre-ville et en diminuant la polution), étudier de nouvelles façons de produire suffisamment de nourriture en assurant la pérénité des ressources du globe terrestre, tout celà et bien plus encore doit être assuré de façon collective et solidaire, et non pas soumis à l’appréciation de quelques puissants guidés uniquement par leurs propres intérêts.

Mais il y a une autre dimension dans la défense du service public par les syndicats. En effet, le sentiment de l’utilité pour la collectivité du travail effectué, que les retombées pratiques soient à court ou long terme, est un élément fondamental dans le choix de carrière de la plupart d’entre-nous, au même titre que la diversité et l’intérêt du travail ou la sécurité de l’emploi.
Beaucoup ont renoncé allègrement à des carrières bien plus rémunératrices dans le privé en partie parce qu’ils ne concevaient pas leur vie professionnelle comme seulement destinée à leur assurer des revenus confortables.

Les vues à court-terme de nos dirigeants, qui voudraient ne mesurer nos activités que par les retombées qu’elles peuvent avoir sur le secteur marchand, lèsent donc fondamentalement les intérets moraux des agents de la recherche publique, et la lutte contre les dérives actuelles relève donc bien de l’action syndicale "de base", contrairement à ce que voudraient faire croire les tenants de la pensée unique.