contribution pour une alternative : une recherche qui soit au service du public et non du profit !

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contribution pour une alternative : une recherche qui soit au service du public et non du profit !

Le projet de stratégie « Europe 2020 » présenté au Conseil Européen des 25 et 26 mars est le
dernier avatar du carcan néo-libéral imposé par le processus de Bologne (en 1999, sous couvert
d’harmonisation), et par la stratégie de Lisbonne (en 2000, hors du marché, point de salut !).

A peine gêné par la crise financière, sa recette repose sur la croissance retrouvée, dans le cadre
d’un marché mondial toujours piloté par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) dans le
cadre de l’AGCS ( Accord Général sur le Commerce des Services, 1994)…
Bref, rien ne changerait : compétition exacerbée profitant toujours aux spéculateurs, rigueur
budgétaire et démolition des services publics, emploi « flexible » et conditions de travail dégradées
(travailler plus longtemps, à flux tendu et sous pression… en gagnant moins !), développement des
Technologies de l’Information et de la Communication (qui seraient la panacée), marchandisation
de la connaissance (système de brevets optimisé), recentrage totalement utilitariste de la formation
autour des besoins et des valeurs de l’entreprise.
Et pour se donner bonne conscience une « plate-forme européenne contre la pauvreté » (sic !).

En France, notre secteur a été l’un des laboratoires de cette politique régressive : à travers le
« pacte Recherche » et la loi LRU, il s’agissait d’asservir l’enseignement supérieur et la recherche
publique aux intérêts économiques libéraux et de précariser ses personnels.

...

  1. STOP à la destruction des structures publiques d’enseignement supérieur et de recherche
  2. STOP au détournement des découvertes publiques
  3. STOP à la précarité : régularisation de tous les sans-statut & amélioration des carrières

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