"SUD Recherche EPST" : un syndicat pour tous les personnels travaillant dans les EPST

4 pages de présentation du syndicat
jeudi 9 juillet 2009
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Présentation du Syndicat
4 pages pour présenter Sud Recherche EPST

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SUD Recherche EPST

Ce nouveau syndicat a été créé en février 2003 au Cemagref. Il s’est très rapidement élargi à des collègues de l’INRETS, du CNRS et de l’INRA (par intégration du syndicat SUD-INRA qui s’était déjà créé en 2001) et compte également des syndiqués à l’INSERM et à l’INRIA [1], tous désireux :
-1- de rassembler les personnels travaillant dans les EPST (Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique - cf liste au dos), quel que soit leur statut (titulaire, CDD, thésard, mis à disposition par un tiers, rémunéré par le biais d’une structure privée...) et quel que soit leur métier (technicien, administratif, chercheur, ingénieur, agent de ménage...)

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Solidaires

-2- de rejoindre une organisation - l’Union Syndicale Solidaires - qui regroupe des syndicats du public et du privé et se bat avec conviction et pugnacité, en lien avec d’autres mouvements associatifs (Attac, AC !, Droit au Logement...), pour un autre partage des richesses et l’existence de services publics forts, au service de la population.

Les statuts du syndicat ainsi que la charte financière ont été adoptés lors du 1er congrès qui s’est tenu à Marly-le-Roi les 1 et 2 avril 2004 et actualisés en 2006. Le choix de l’architecture et du mode de fonctionnement interne du syndicat a été guidé par la volonté de favoriser à la fois :
- un échange à la base entre les adhérents des EPST situés sur une même zone géographique, par le biais de sections locales inter-EPST
- la constitution de branches nationales d’organismes regroupant les adhérents d’un même organisme au plan national, dotées d’une large autonomie pour s’organiser et intervenir face à leur Direction sur les questions propres à leur organisme, tout en bénéficiant de la richesse d’une réflexion inter-EPST.
- la mise en commun de capacités de réflexion et de forces militantes au niveau du syndicat pour traiter toutes les questions communes à l’ensemble des EPST (statuts des personnels, rôle et statut des EPST, politique de recherche, budget de la recherche, évaluation...) et pouvoir définir une position commune forte vis-à-vis de la tutelle ministérielle Recherche.


Voir liste des implantations déjà existantes en dernière page et pour plus d’informations :
- rendez-vous sur notre site http://www.sud-recherche.org/
- contactez-nous à l’adresse : contact@sud-recherche.org


Pour construire le syndicat inter-catégoriel et inter-EPST dont les personnels de la Recherche Publique ont besoin REJOIGNEZ - NOUS !

Qu’est-ce que SUD et l’Union syndicale Solidaires ?

Les syndicats SUD sont de création récente (le premier, SUD-PTT est né en 1988) mais ils ne cessent de se développer. Ils se sont regroupés en 1998 avec une dizaine de syndicats non-confédérés déjà existants pour former une union syndicale qui porte aujourd’hui le nom de « Solidaires » et compte environ 80 000 adhérents, dans le secteur public et le secteur privé. Pour en savoir plus :
- lire Qu’est-ce que SUD Solidaires ? paru aux éditions de l’Archipel en septembre 2002.
- visiter le site de Solidaires http://www.solidaires.org/

Pourquoi rejoindre le mouvement des syndicats SUD (Solidaires, Unitaires, Démocratiques) au sein de l’Union syndicale Solidaires ?

Le rôle d’un syndicat - tel que nous le concevons en tout cas - c’est bien sûr de s’occuper au quotidien des questions qui préoccupent le personnel qu’il représente, de défendre ses droits et d’obtenir des améliorations de sa situation. Mais c’est aussi de se donner les moyens d’agir, avec d’autres, sur les terrains où se jouent les grandes décisions qui vont déterminer notre avenir et qui dépassent largement le niveau de chaque EPST : sur des questions comme les retraites, la place et le rôle des services publics, la politique de l’emploi, la politique de recherche et son financement... c’est au niveau du gouvernement et du Parlement français, de l’Union Européenne, voire au niveau du G8 ou de l’OMC que se prennent les décisions ! Il faut être capables de se battre sur ces terrains-là aussi ... et cela on ne peut le faire qu’en se regroupant avec d’autres pour pouvoir faire entendre un autre son de cloche dans le débat public.

Rejoindre les syndicats adhérents à l’Union syndicale Solidaires, c’est rejoindre des syndicats

  • qui se sont engagés, avec pugnacité et sans complexe, pour relever le défi posé par l’hégémonie d’une logique financière incontrôlée qui prétend imposer sa loi à toutes les activités humaines (y compris l’enseignement et la recherche) et sécrète un cortège d’inégalités et de pauvreté croissantes [2], sans parler des atteintes à l’environnement
  • qui n’hésitent pas à reformuler autrement les questions (quel partage des richesses produites et pas seulement quelle durée de cotisation pour la retraite, par exemple)
  • qui défendent avec conviction les services publics, non par corporatisme, mais parce qu’ils sont les garants d’une égalité de traitement des citoyens et d’une indépendance vis-à-vis des intérêts privés [3].
  • qui fonctionnent entre eux plutôt comme un réseau d’échange et d’entraide, laissant à chaque syndicat une grande liberté de positionnement et d’action (il n’y a pas - pour l’instant du moins ! - de structure pyramidale lourde comme dans les autres grandes centrales)

C’est aussi refuser de s’enfermer dans une « tour d’ivoire » ...

La participation à l’Union Syndicale Solidaires, regroupant des syndicats de tous horizons, public et privé, nous donne une ouverture et une possibilité d’échanges et de confrontations avec d’autres acteurs de la recherche (personnels des universités, de la recherche industrielle...) mais aussi ceux qui bénéficient de ses résultats (ou les subissent ?) ; pour notre part, nous considérons que la recherche publique n’est pas la propriété de ses personnels et nous devons donc accepter de nous faire interpeller sur son rôle et ses finalités par les citoyens (cf. débats et tensions à propos de la recherche sur les OGM, les neurosciences ou le nucléaire).

Pourquoi un syndicat commun à tous les EPST ?

De notre (déjà longue) expérience syndicale [4], nous avons acquis la conviction qu’il faut organiser un syndicat commun à l’ensemble des EPST :
- les EPST et leurs personnels ont une « communauté de destin ». Ils sont régis par des textes législatifs et réglementaires communs élaborés sous la responsabilité de la tutelle Recherche : le statut même d’EPST créé par la loi Recherche de 1982 (dont Sarkozy et son gouvernement veulent aujourd’hui la peau et qu’ils sapent de plus en plus à travers le développement des agences de moyens (ANR, instituts), de l’AERES, et de tous les dispositifs du « Pacte pour la Recherche » et de la LRU), le statut-cadre des fonctionnaires des EPST de décembre 1983 (lui aussi gravement menacé, par le recours massif à l’embauche de CDD en lieu et place de fonctionnaires, et par toutes les politiques Fonction Publique d’individualisation des rémunérations, de mise en concurrence et en insécurité des équipes et des personnes).
- les syndicats sont pour la plupart émiettés par organismes et/ou par catégories de personnels (chercheurs d’un coté, ingénieurs, techniciens et administratifs de l’autre) et se retrouvent confrontés un par un, dans chaque organisme, aux divers plans stratégiques et contrats quadriennaux, aux projets de réforme, au développement de l’emploi précaire, etc, sans pouvoir réagir tous ensemble de manière coordonnée et efficace, ou pire, soumis à des tentatives d’instrumentalisation par leurs directions dans des jeux de pouvoir obscurs contre les autres EPST ou les universités où les personnels n’ont rien à gagner.

Pourquoi un syndicat inter-catégoriel ? C’est pour nous une évidence et une exigence incontournable, tant par rapport aux valeurs dont nous voulons être porteurs que par rapport à l’efficacité de l’action syndicale.

Comment prétendre se battre pour plus de justice, de démocratie, de solidarité dans le monde si on n’est même pas capables d’essayer de mettre ces beaux concepts en pratique entre nous, dans notre milieu de travail de tous les jours ? Si chacun-e ne veut discuter qu’avec ses « semblables » ?

Comment créer un rapport de force vis-à-vis de l’administration si on se présente divisés, chacun avec les revendications de « sa caste » ? C’est du gâteau pour les directions et les tutelles ministérielles de choisir parmi ces revendications éparses celles auxquelles elles voudront bien répondre et celles qu’elles vont laisser tomber... Et on sent bien à ce jeu-là qui seront les gagnants et qui seront les perdants...

Non au communautarisme,

vive la diversité et la solidarité !


Nous voulons jeter les bases d’un syndicat qui regroupe tous les personnels travaillant dans l’ensemble des EPST (personnels propres ou mis à disposition, titulaires ou précaires, qui tous sont membres à part entière de la communauté de travail). Nous avons créé, avec SUD Recherche EPST, la structure syndicale qui le permet.

D’ores et déjà, quatre ans après sa création, SUD Recherche EPST comporte 4 branches constituées : une branche Cemagref (où il est la première organisation syndicale), une branche INRA, une branche INRETS et une branche CNRS-INRIA.


Champ de syndicalisation de SUD Recherche EPST tel que défini dans ses statuts (article 3) :

« Peut faire partie du syndicat toute personne relevant de ou travaillant dans ou pour un EPST (Etablissement Public à caractère Scientifique et Technologique) ou un EPA (Etablissement Public à caractère Administratif) de Recherche et leurs filiales ou groupements, sans distinction de statut, d’employeur ou de fonction. Une personne qui a cessé son activité dans l’un de ces organismes de recherche pour cause de départ à la retraite, de chômage ou de mise en disponibilité peut être adhérente du syndicat. »

Liste des EPST, présentés par ordre de taille décroissante :

Sigle Nom officiel développé Effectif (*)
CNRS Centre National de la Recherche Scientifique 26100
INRA Institut National de la Recherche Agronomique 8900
INSERM Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale 6600
INRIA Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique 3500
IRD Institut de Recherche pour le Développement (ex-ORSTOM) 2200
Cemagref Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts 900
LCPC Laboratoire Central des Ponts et Chaussées 600
INRETS Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité 450
INED Institut National d’Etudes Démographiques 170

(*) Source : « Principaux organismes de recherche » du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : http://wwww.enseignementsup-recherche.gouv.fr/organism/index.htm#epst (brochure de 2006)

Implantations SUD Recherche EPST au 5 juin 2009
(sont en italique les sections syndicales constituées, comptant plus de 5 adhérent-es) :
Auvergne (Cemagref, INRA)
Banyuls (CNRS)
Bouches du Rhône (Cemagref, CNRS, INRETS)
Bordeaux (Cemagref, INRA)
Côte d’Azur (CNRS, INRA)
Dijon (CNRS)
Grenoble (Cemagref, CNRS)
Ile-de-France [5] (Cemagref, CNRS, INRA, INRETS, INSERM)
Lille (INRETS)
Loiret (Cemagref)
Lorraine (CNRS, INRIA)
Lyon (Cemagref, INRETS, CNRS)
Montpellier (Cemagref, CNRS, INRA)
Nantes (INRA)
Normandie (CNRS)
Reims (INRA)
Rennes (Cemagref, CNRS, INRA)
Thonon-les-Bains (INRA)
Toulouse (INRA, CNRS)
Tours (INRA)

Plus que jamais, en ces temps où on veut nous convaincre - malgré la crise économique, sociale et écologique où le libéralisme nous a plongés - que la seule solution, à tous les niveaux, c’est de jouer à fond le jeu de la compétition, du chacun pour soi, il faut remettre au goût du jour la solidarité, redonner vie à l’action collective et refonder un syndicalisme de masse, porté par les personnels


Les grandes orientations que défend SUD-Recherche-EPST figurent dans la motion d’orientation adoptée lors de son deuxième congrès tenu à Lyon en juin 2006 :
http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/article.php3?id_article=167
Voir également, en page d’accueil, les motions d’actualité adoptées lors du 3ème congrès tenu à La Grande Motte en juin 2009.



[1] Ses adhérents viennent d’horizons divers : au Cemagref, ce sont les anciens adhérents CFDT qui ont décidé de rompre, collectivement, avec cette confédération dans laquelle ils ne se retrouvaient plus, et qui ont été rejoints par des non-syndiqués ; à l’INRA, les 3/4 des adhérents n’avaient jamais été syndiqués auparavant ; au CNRS, à l’INRETS, à l’INSERM, à l’INRIA, ceux qui ont rejoint SUD Recherche EPST venaient d’autres syndicats (CGT et CFDT essentiellement) ou n’étaient pas syndiqués jusqu’alors.

[2] loin de se combler, le fossé entre pays riches et pays pauvres ne cesse de s’agrandir : en 30 ans, les inégalités entre les 20 pays les plus riches et les 20 pays les plus pauvres du monde ont été multipliées par 3...

[3] aspect particulièrement important pour la recherche et l’expertise... (cf. les enjeux financiers colossaux sur la brevetabilité du vivant : médicaments...)

[4] Parmi les militants qui ont fondé ou rejoint SUD Recherche EPST, un certain nombre ont déjà rempli précédemment des mandats de représentants du personnel en CAP, CTP (CTP Central d’organismes et CTP Ministériel), Conseil d’Administration, CHS, Comité National de la Recherche Scientifique...

[5] la section « Ile-de-France » regroupe l’ensemble des adhérents d’Antony, Orsay, Ivry, Arcueil, Versailles-grignon, Jouy-en-Josas, Gif-sur-Yvette, Chatenay-Malabry, Cachan, Paris.


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