Cela se passe à l’INRA : et maintenant un entretien d’avant licenciement début septembre ! CONTINUONS NOTRE SOUTIEN NON, le licenciement n’est pas une réponse à la souffrance au travail d’une doctorante !

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SUD-Recherche-EPST vous a déjà alerté début juillet sur la situation de souffrance au travail vécue par une doctorante à l’INRA, en appelant à l’envoi d’un mail de soutien en direction du PDG.

En pleine période de congé, ce mois d’août, la collègue vient de recevoir sa convocation pour un entretien préalable de licenciement pour le tout début septembre. Nous appelons à poursuivre la campagne de soutien, d’autant que la direction n’a pas répondu aux demandes de l’instance paritaire (CCPPNT) d’une concertation.

Une nouvelle fois, le rouleau compresseur administratif et hiérarchique va à l’encontre des engagements pris dans l’accueil des doctorant/es et plus largement des contractuel/les.

L’article mis en ligne à la mi-aout titrait sur un entretien dès le lundi 2. Il vient d’être repoussé au vendredi 5... Continuons le soutien !

En pièce jointe la nouvelle lettre syndicale, avec demande d’audience, adressée ce 14 août au PDG.

Ci-dessous quelques extraits, et en lien l’historique et le modèle de mail de soutien toujours d’actualité.


Monsieur le Président,

Nous faisons suite à votre courrier du 30 juillet dernier qui répondait à notre dernière alerte syndicale, en date du 15 juillet, sur la situation de (…).

Vous y précisez que le recours gracieux formulé par la doctorante auprès de l’Ecole doctorale était toujours en cours d’instruction par cet établissement, et qu’en situation de compétence liée, c’est « de la réponse formulée par l’Ecole doctorale… que dépend la décision de l’Institut sur la poursuite de son contrat doctoral »
Et vous terminez en indiquant « je ne manquerais pas de vous informer des suites qui seront réservées à la situation de cet agent ».

Nous avons depuis eu connaissance que :
-  Dès le 23 juillet, la Direction de l’établissement hébergeant cette Ecole doctorale avait rejeté la requête de la doctorante, sans pour autant faire référence à un nouvel avis de la dite Ecole.
-  Le 11 août, (…) a reçu une convocation de vos services pour un entretien préalable à un licenciement, le 2 septembre prochain.

(…) tout en respectant la confidentialité des échanges de la CCPNT (Commission Consultative Paritaire des Non-titulaires) du 30 juin, ceux-ci laissaient espérer une avancée positive, sachant qu’en conclusion, les avis des représentants du personnel et de l’administration convergeaient sur la nécessité d’une concertation permettant d’aboutir à une alternative au licenciement.
Malheureusement, les dernières informations indiquent qu’il n’a pas été donné suite à cette demande. Nous constatons que les nombreuses sollicitations écrites adressées sur ce dossier ne suffisent pas à changer la donne. Une nouvelle fois, le rouleau compresseur administratif et hiérarchique va à l’encontre des engagements pris dans l’accueil des doctorant/es et plus largement des contractuel/les.

A ce stade, nous sollicitons donc une audience sur ce dossier, afin d’obtenir (i) que (…) ne soit pas licenciée et qu’elle puisse préparer sereinement une thèse et (ii) que soient prises les dispositions pour qu’une telle situation ne puisse se reproduire, en commençant par le respect des engagements de la charte d’accueil des doctorants (notamment en terme d’encadrement, de composition et de fonctionnement du comité de thèse), et le droit de recours à une médiation indépendante.
(…)

Enfin pour conclure notre lettre, nous tenons à rappeler que parmi les documents diffusés lors de cette CCPNT, son encadrant scientifique en M2 (DR dans une autre EPST) a donné le témoignage suivant :« La forcer à abandonner ce travail de thèse –au cas où cette possibilité soit légale – est à mes yeux un gâchis et un échec, pas seulement pour elle, mais aussi pour son laboratoire d’accueil et pour l’INRA, surtout dans la mesure où des solutions existaient » ; ce scientifique s’était proposé ce printemps pour assurer l’encadrement de ce travail, au vu des difficultés rencontrées avec le directeur de thèse.