HCERES : notre rapport d’autoévaluation de l’INRA !

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Tout en déclinant l’invitation à rencontrer le comité HCERES évaluant l’institut cette rentrée 2015 dans la continuité de l’AERES, nous leur avons adressé notre rapport d’autoévaluation de l’INRA !

En un document synthétique de 4 pages, notre diagnostic de la situation actuelle risque fort d’être à l’opposé de celui ressortant des critères d’évaluation de l’HCERES !

une version affichette de ce texte est disponible en pièce jointe

Le 4 pages de l’autoévaluation SUD-RE de l’INRA est également en PJ

L’INRA est, cette fin 2015, évalué par le Haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES).

Le HCERES prend la suite de l’AERES dans la continuité : une démarche d’évaluation essentiellement basée sur des critères numériques, dans une vision marchande et utilitariste de la recherche, avec le soutien au modèle agricole productiviste traditionnel malgré la faillite environnementale, sanitaire, sociale et même économique de ce dernier.

Nous ne souhaitons dans ce contexte apporter aucune caution à l’évaluation menée par le HCERES
, mais nous désirions cependant porter notre diagnostic sur l’INRA à la connaissance de cette commission. Nous avons donc décliné l’invitation à une audience avec le comité d’évaluation fin octobre, tout en portant à sa connaissance notre rapport d’autoévaluation de l’INRA !

L’Institut actuellement, c’est :

- Une recherche promouvant l’adaptation du modèle agricole intensif, et très peu le développement d’alternatives à ce modèle

- Un dialogue social largement insuffisant

- Un taux de précarité explosif

- Des restructurations qui fragilisent la recherche, notamment les unités expérimentales

- Des difficultés à obtenir des financements publics, une part croissante de financements privés, générant des inégalités budgétaires entre chercheurs

- La continuité et la qualité de la recherche mises à mal par le mode de financement sur projets de courte durée

- Une perte d’efficacité et des tensions dans les relations interpersonnelles dues à la croissance des urgences, du multitâche et de la dispersion du temps de travail hors science

- Une mise en concurrence des individus et des collectifs, générant tension et souffrance au travail.

Lire la contribution SUD dans sa globalité, en fichier attaché

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