SUD-RE relaie l’initiative PRECAIRES de l’ESR pour ce mercredi 13 avril

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Notre syndicat relaie l’appel à mobilisation des précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) ce MERCREDI 13 avril 2016. Cette initiative s’inscrit dans la lutte menée contre le projet de LOI TRAVAIL qui va encore accentuer la précarité...

Cet appel fait écho à la motion d’actualité ACTION du récent congrès de notre syndicat. L’occasion de rappeler nos exigences sur ce dossier qui concerne toutes les populations "contractuelles" : personnels techniques et administratifs, ingénieurs, chercheur/es et assimilés, doctorant/es...

Notre syndicat relaie l’appel à mobilisation des précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) ce MERCREDI 13 avril 2016.

Cette initiative s’inscrit dans la lutte menée contre le projet de LOI TRAVAIL, avec "un ras-le-bol général contre la précarité et contre le fait que nos conditions de travail ne cessent de se dégrader" comme le souligne le texte de l’appel...

Elle fait écho àla motion d’actualité ACTION de notre récent congrès, fin mars, visant à construire de "nouveaux moyens de lutter pour enfin contraindre à reculer ceux qui prétendent diriger la société, pour le retrait du projet de loi travail, pour la résorption de la précarité, pour la semaine de 32 h..."

Les revendications pour en finir avec les EX : le culte de l’Excellence qui génère toujours plus d’Exclusion que nous avions avancées au congrès précédent, en 2012, demeurent hélas d’actualité, la situation s’étant même encore dégradée depuis, au fil des budgets d’austérité aggravée imposée par le gouvernement actuel.

A cette époque déjà, des collectifs de non-titulaires de l’ESR s’étaient mobilisés dans les régions, universités et EPST... En tant que syndicat inter-catégoriel, nous militons pour que ces luttes regroupent toutes les populations "contractuelles" : personnels techniques et administratifs, ingénieurs, chercheur/es et assimilés, doctorant/es. Comme en 2012, nous mettons à disposition les outils syndicaux (pour la tenue de réunions...).

Extraits de l’appel (31 mars) :

Nous, précaires de l’ESR, nous nous engageons dès ces prochains jours à :

amplifier les mobilisations locales, sectorielles des précaires de l’ESR, en les articulant avec la mobilisation contre la loi travail,
affirmer notre solidarité avec les étudiant·e·s grévistes et parfois réprimé·e·s,
nous mobiliser contre le projet de loi travail et pour conquérir de nouveaux droits pour les enseignant·e·s/chercheur·e·s précaires de l’ESR et d’ailleurs, et faire respecter ceux existants.

Nous avons passé du temps à partager nos expériences de travail précaire, à échanger sur nos conditions de travail dégradées. Il s’est vite imposé qu’il nous fallait à tout prix éviter l’isolement et la gestion individuelle de ces conditions de travail inacceptables ! Nous avons pour certain.e.s construit collectivement des revendications, et il reste difficile de les porter localement, pris·e·s dans les logiques d’individualisation, d’atomisation, de domination et de concurrence propres à notre situation de travail. Nous décidons alors de tout mettre en œuvre pour nous organiser collectivement et à l’échelle nationale, affirmant ainsi, malgré des réalités locales diverses, notre unité et notre solidarité.

C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des non-titulaires de l’ESR :

à se constituer en collectifs locaux et/ou en assemblée générale pour discuter de la mobilisation en cours et de nos conditions de travail,
à construire des solidarités locales et nationales avec nos collègues BIATSS et enseignant·e·s-chercheur·e·s/chercheur·e·s titulaires ainsi qu’avec les étudiant·e·s, participant ainsi à visibiliser nos situations de travail,
à discuter de l’organisation d’une première rencontre nationale des non-titulaires de l’ESR mobilisé·e·s,
à rejoindre et diffuser cet appel, à prendre contact avec nous.

La précarité affecte nos vies. Elle est aussi au-delà des réalités individuelles un mode de gestion dramatique des institutions : la précarité est aujourd’hui une base forte de l’organisation du travail dans l’ESR qui attaque et transforme les conditions de recherche, d’étude, de travail et d’emploi.

Dès aujourd’hui, nous appelons à une première journée d’action nationale des précaires de l’ESR le mercredi 13 avril selon des formes d’actions à décider localement : semaine sans précaires, rassemblements, actions, assemblées générales, débats… il nous faut sortir des routines et des clivages habituels, investir d’autres espaces pour parler et nous écouter. Cette journée sera le point de départ de ce qui devra être une nouvelle étape dans la mobilisation des non-titulaires de l’ESR, s’appuyant sur les expériences passées de mobilisations et des organisations syndicales et professionnelles.