INRA Comité Technique du 5 octobre : SUD alerte le nouveau PDG d’un fonctionnement généralisé sur le mode dégradé !

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Cet article rend compte du premier Comité Technique sous la présidence de Monsieur François HOULLIER, l’occasion pour SUD de l’alerter d’un fonctionnement sur le mode dégradé qui se généralise... notamment sur des dossiers où il est en capacité de réagir.

Le nouveau PDG s’inscrit dans la continuité de la politique menée par Madame Marion Guillou (ce n’est pas un scoop, il était son adjoint).
Lire aussi les principales interventions SUD et la synthèse des différents dossiers étudiés au cours de ce Comité Technique de rentrée.

Au final, toujours pas de changement en vue, si nous ne nous bougeons pas :

Pour cette première réunion d’instance avec F Houllier dans la fonction de PDG, notre déclaration introductive l’a alerté sur le constat d’un fonctionnement dégradé à tous les niveaux.

« Lors d’un premier échange avec les syndicats la semaine dernière, vous avez indiqué, que vous étiez en phase d’écoute.

Pour ce premier Comité Technique, nous n’allons pas faire le recensement de tout ce qui nous apparaît nécessaire de changer à l’INRA (d’autant que la CGT vient d’en faire le rappel).

Pour faire court disons que nous attendons la fin du culte des EX : celui de l’Excellence qui cultive l’Exclusion, la première de ces exclusions étant la précarité. Et que nous demandons une recherche publique qui soit ouverte sur la société et les attentes du plus grand nombre.

Mais notre sentiment en cette fin 2012 est que nous sommes loin de voir les améliorations promises par le nouveau gouvernement, alors que pour reprendre le titre du texte que nous avons diffusé en guise de contribution aux pseudo-assises de l’ESR, nous sommes confrontés à une recherche publique de plus en plus dégradée… C’est un constat qui englobe tous les secteurs, le commentaire désabusé entendu récemment sur un site :

« nous sommes maintenant habitués à travailler sur le mode dégradé »

nous parait bien illustrer l’impression générale.

2 exemples dans l’actualité de cette seule semaine :

- sur la gestion du personnel, la mise en application des nouvelles grilles indiciaires en TR et AI fait faux bond pour la 2eme fois, après le premier décembre 2011, rien à nouveau ce premier octobre 2012. Un retard de bientôt 2 années par rapport à d’autres secteurs, et qui pénalise de nombreux agents partants (ou déjà partis) à la retraite.

- sur la mission d’expertise indépendante de l’INRA qu’attendent les citoyens. Comment leur confiance ne serait-elle pas ébranlée après avoir lu le bandeau présentant G Pascal hier sur TF1 « ancien toxicologue, spécialiste sur les OGM à l’INRA - consultant de firmes agro-alimentaires » ? S’il est désormais rétribué par un secteur privé, partie prenante de la controverse en cours, ne serait-il pas normal (éthique ou déontologique) qu’il ne fasse pas référence à l’INRA pour donner cet interview ?

- Autre dégradation vécue cette rentrée, avec le déroulement même des assises de l’Enseignement Supérieur Recherche, le comité de pilotage INRA a déjà sans doute pu vérifier que la commande était intenable en terme de calendrier, pour que les agents puissent s’approprier les enjeux et contribuer collectivement.

Au-delà de ces 3 exemples d’actualité récente, c’est tout le processus du travail collectif qui est désormais dégradé au point que certaines équipes, sous tension, n’arrivent plus à intégrer les nouvelles recrues. Et ce sont ces nouveaux arrivants qui se voient en situation de refus de titularisation… Ce sont des collègues de travail qui craquent, se trouvent en soins ou en arrêt de travail sans que ces atteintes à leur santé soient prises en compte comme conséquences de risques professionnels, au point de voir leur situation financière devenir parfois critique.

Aussi si nous savons que pour en finir avec les EX et obtenir satisfaction sur les revendications, il risque de se passer encore quelque temps, nous ne pouvons nous habituer à ces nouvelles dégradations. En tant que syndicat nous nous sommes donnés comme priorité de les stopper. En tant que président de l’INRA, il s’agit de dossiers sur lesquels vous avez la possibilité d’agir. Nous espérons que vous êtes bien à l’écoute et que vous répondrez à ces urgences.

Et pour finir, toujours sur ce constat de fonctionnement en mode dégradé, l’ordre du jour de ce Comité Technique nous pose problème. Comment peut-on donner un avis sur la nouvelle convention FIPPHFP, alors que les 2 autres instances internes censés éclairés les membres du CT, le CCHSCT et la CNAS n’ont pas encore étudié le document. Nous voulons revenir à de bonnes pratiques de concertation ».

Et nous avons rajouté 2 exemples de fonctionnement dégradé, au cours de l’échange qui a suivi :

« Monsieur le Président, vous nous incitez à participer aux assises territoriales de l’ESR, alors que dans la plupart des régions elles se tiennent à guichet fermé, sur invitation… Il y a comme un bug !

Le 5 juillet d’hier, le premier ministre a officiellement mis fin à la RGPP, le même jour la DG de l’INRA signait une lettre de mission d’audit sur le fonctionnement d’un SDAR, en reprenant comme critères de cette évaluation, ceux mis en avant par le processus de la RGPP. Il est vrai que sur ce registre, nous n’avons pas vu le changement de politique annoncé ! »


Dans l’article joint, la reprise de cette déclaration et une synthèse des échanges intervenus sur les points à l’ordre du jour de cette réunion de rentrée :

- introduction par François Houllier

- approbation des procès verbaux des séances du 1 et 13 juin

- suivi des avis et questions traitées lors des précédents CT

- information sur les Assises de l’ESR

- 2eme convention triennale INRA-FIPHFP (document plan handicap joint)

- projet de note de service sur la répartition des responsabilités entre PC et DSA

- Evolution du régime des missions (note jointe)

- projet de NS relative aux missions de longue durée à l’INRA

- schéma directeur des systèmes d’information

- renouvellement convention GIP ECOFOR (note jointe)

- questions diverses (à la demande de syndicats) : accueil des CDD et application de la loi Sauvadet, fusion des départements BV et GAP

Certains documents préparatoires sont aussi annexés, mais ils sont uniquement accessibles aux adhérent/es, pour respecter la réglementation qui ne permet pas leur diffusion publique.