27 novembre 2008 : le CA du Cemagref empêché de se tenir par les personnels

, popularité : 6%

Le 19 novembre, en CTPC, le Directeur Général du Cemagref avait refusé de prendre en considération la demande unanime des représentants du personnel de reporter au moins jusqu’en mars 2009 l’adoption du Plan Stratégique et du "contrat d’objectifs" pour permettre de négocier un véritable "contrat d’objectifs et de moyens" avec l’Etat et d’avoir un minimum de débat au sein de l’Etablissement.
Le 27 novembre, le Conseil d’Administration était à son tour convoqué pour entériner le Plan Stratégique "Cemagref 2020" et sa traduction dans un "contrat d’objectifs" 2009-2012 consacrant une régression inacceptable pour l’EPST Cemagref (recul de l’emploi et des statuts de titulaires recherche, recul des crédits budgétaires de l’Etat, recul de l’indépendance de la recherche et de l’expertise, recul des conditions de travail) alors que l’effort public de recherche est prévu en augmentation, notamment dans le domaine de l’Environnement.

JPEG - 19.4 ko
_L_Nouveau logo

Mais les personnels n’étaient pas décidés à se laisser faire ainsi.
Une centaine d’agents du site d’Antony, soutenus par des collègues de Nogent-sur-Vernisson, ainsi que des militants de SUD-Recherche-EPST venus du CNRS, de l’INSERM et de l’INRA, et une délégation de la CGT-INRA, ont interdit aux administrateurs l’accès de la salle où devait se tenir la réunion du CA. Au-delà de ceux présents physiquement, nombreux étaient les agents du Cemagref, de tous statuts et de tous les groupements, qui avaient fait savoir qu’ils étaient contre la signature de ce contrat d’objectifs et en demandaient la renégociation : 553 signatures (soit plus de la moitié des personnels du Cemagref) recueillies en 2 jours sur la pétition intersyndicale ci-jointe...

Le Directeur général du Cemagref ne peut ignorer la demande insistante et massive des personnels : il ne doit pas signer en notre nom, ce contrat d’objectifs de régression.