Intersyndicale Irstea : suites du CTMESR "RIFSEEP" du 10 Avril 2017 Message de l’intersyndicale de l’Irstea adressé le 19 avril 2017 à tous les personnels

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Bonjour,

Lundi 10 avril 2017, à l’appel des organisations syndicales FO, CGT, SUD, FSU, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant le lieu de réunion du Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTMESR) pour demander l’abandon du RIFSEEP et le retrait de l’ordre du jour de l’arrêté d’adhésion au RIFSEEP des corps d’ingénieurs et personnels techniques des EPST (ITA) et de l’enseignement supérieur (ITRF).
Tandis que dans la salle des élus et des experts manifestaient leur opposition au RIFSEEP, la directrice générale des ressources humaines qui présidait la séance n’a pas présenté le texte ni invité les représentants du personnel (RdP) à prendre la parole, et a organisé un vote dans la confusion générale, vote contesté depuis par les RdPs et jugé non conforme.
Après avoir rendu compte aux personnes rassemblées devant le Ministère de ce qui s’était passé au CTMESR, un communiqué intersyndical a été rédigé. Voir sites syndicaux, par exemple : http://snpreesfo.fr/snprees/communiques/links/2017-04-10_CTMESR_RIFSEEP.pdf
Cela n’a pas empêché le gouvernement de publier au JO du 13 avril, 5 arrêtés[1] en date du 24 mars fixant les minima[2] et maxima réglementaires du RIFSEEP pour « certains corps » d’assistants ingénieurs, d’adjoints techniques de la recherche, d’ingénieurs d’études, d’ingénieurs de recherche, de techniciens de la recherche « dont la liste figure en annexe »… sauf qu’il n’y a pas d’annexe ! Et pour cause : c’est l’arrêté présenté au CTMESR du 10 avril qui devait inscrire ces corps dans l’annexe ! De l’art de mettre la charrue avant les bœufs et de faire n’importe quoi pour tenter d’imposer de force, à 10 jours des élections présidentielles, des réformes rejetées par les personnels !

Au niveau ministériel comme au niveau de l’Irstea, nous continuerons à nous battre contre la mise en application du RIFSEEP et de la PEDR, systèmes conçus 1/ pour faire in fine des économies 2/ pour aggraver encore les inégalités entre les agents et les diviser, et non pour répondre à la nécessité de relever la rémunération de base des personnels de la recherche, les moins bien payés de toute la Fonction Publique d’État !

Quelle que soit l’issue de la bataille sur les textes réglementaires dans le contexte post-électoral, nous exigerons de la direction de l’Irstea que toutes les marges de manœuvre financières disponibles sur l’enveloppe des primes soient utilisées pour des mesures générales de relèvement du niveau des primes, notamment des plus basses, et non pour accroitre les inégalités comme hélas notre PDG semble tenté de le faire. Et nous aurons pour cela besoin de la mobilisation de tout le personnel !

NON au RIFSEEP, NON à la PEDR, OUI à une augmentation de nos salaires !

L’intersyndicale de l’Irstea SUD-Recherche-EPST / SNPREES-FO / SNTRS-CGT

[1] Accessibles ici sur Légifrance (textes numéros 48 à 52, sous la rubrique Fonction Publique) :
https://www.legifrance.gouv.fr/affichJO.do?idJO=JORFCONT000034413497

[2] A ne pas confondre avec les « socles indemnitaires » qui seront les minima effectifs en gestion, (très) variables selon les ministères, et aussi éventuellement dans le temps ; ces « socles indemnitaires » ne seront pas publiés dans des arrêtés mais seulement des circulaires ou notes de service internes, révisables…