Le 9 avril contre l’austérité ENSEMBLE Privé - Public en grève et dans la rue !

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En complément des supports unitaires et SOLIDAIRES fonction publique, et du communiqué des syndicats CGT-FSU-FO–SOLIDAIRES de l’Enseignement Supérieur Recherche (ESR), cette contribution SUD-Recherche-EPST pour inciter celles et ceux qui hésitent à se bouger, au vu du contexte social particulièrement plombé.

Avec l’urgence d’un rattrapage salarial conséquent pour tous

Cherchez l’erreur : près de 50 % du patrimoine mondial est désormais détenu par les 1 % les plus riches, les dividendes des actionnaires et les rémunérations des grands patrons explosent… pendant que la misère sociale ne cesse d’augmenter !
Dans la fonction publique, pour faire des économies et singer les méthodes de management du privé, le grand jeu consiste à baisser le salaire de base de tous et à distribuer des bonus à quelques-uns (selon la fonction, la performance…). Avec la mise en place de la PEDR (ex-Prime d’Excellence Scientifique), le MENESR est à la pointe de ces méthodes, alors même que les rémunérations de base des personnels « recherche » sont les plus basses de la Fonction Publique ! Cette politique frappe particulièrement celles et ceux qui ont les plus bas salaires – et aussi les plus faibles avancements et promotions –, elle creuse les inégalités et mine la cohésion sociale. C’est une revalorisation des rémunérations de base et des carrières que nous voulons, allant dans le sens d’une réduction des inégalités. Nous portons aussi l’exigence d’un rattrapage des baisses de pouvoir d’achat sous forme d’une augmentation uniforme, plutôt qu’un relèvement en pourcentage qui profite davantage aux hauts salaires…

Avec l’urgence de recrutement de titulaires, à tous les niveaux de qualification

Dans la recherche, comme dans les autres secteurs, la dégradation de l’emploi se répercute sur les conditions de travail et met en péril les missions de service public. Et la loi « Sauvadet » a totalement échoué à résoudre le problème de la précarité dans l’ESR. Pire : du fait des restrictions budgétaires, le nombre de concours externes se réduit comme peau de chagrin et par voie de conséquence le nombre de promotions internes, privant les précaires et les étudiants de tout espoir de recrutement et les titulaires de possibilité d’avancement ! Ce ne sont pas les « chartes » (charte d’accueil des non-titulaires, charte managériale…) qui vont résoudre le problème ! A minima, nous exigeons que les 5000 emplois actuellement laissés vacants dans les EPST soient immédiatement ouverts au recrutement ! (Voir : http://www.sud-recherche.org/SPIPprod/spip.php?article2054)

Avec l’urgence d’arrêter le rouleau compresseur de l’austérité !

La cause de tous ces maux, c’est la politique libérale prônée par l’Union Européenne et menée par nos gouvernements successifs : dépouiller les services publics, baisser les salaires, les retraites…, pour que les entreprises soient plus « compétitives » et un jour peut-être, si elles le veulent bien, créent des emplois ! Cette politique cause des souffrances terribles partout, et en plus elle ne marche pas ! Jusqu’à quand faudra-t-il continuer ? Jusqu’à mourir compétitifs ?

Bougeons-nous… en commençant par être dans la rue ce jeudi 9 AVRIL

Si nous ne réagissons pas, la note sera de plus en plus salée : nouvelles restrictions budgétaires, restructurations,… une nouvelle loi MACRON 2 est déjà annoncée… Une seule journée de mobilisation ne suffira pas à changer la donne, mais si elle est vraiment imposante elle peut marquer les esprits et permettre d’initier une dynamique.

L’affluence aux manifestations mesurera le succès de cette journée.
Faisons le maximum pour y participer !

Le 9 avril, toutes et tous ensemble on reprend la rue !